De Quebec à Montréal

Publié le par famille Lacheray


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Ce mercredi 12 août, en début de soirée, nous arrivons dans la ville de Québec.

Nous nous rendons chez une amie de ma tante qui était impatiente de nous accueillir. Mais n'ayant décidé que 2 jours auparavant de notre programme, nous avons fait des mails tardifs qui sont restés sans réponse. Nous tentons quand même notre chance, et cherchons sa maison sur les hauteurs de la ville.
Malheureusement, Lina n'est pas là; Nous décidons d'attendre un peu devant sa maison. Une jeune femme passe, promenant  son petit dans le doux soleil de cette fin de journée. Elle ne connait pas Lina, mais nous propose son aide si on a besoin. Elle revient plus tard nous dire qu'elle nous laisserait bien planter la tente en bas de son petit immeuble, mais elle n'est que locataire... Un ami de Lina habitant 2 maisons plus haut nous a vus et vient nous informer qu'elle ne rentrera que dans quelques jours.
 Finalement, Mélissa, la jeune femme, revient triomphante en disant qu'elle a une solution. Elle nous dit de la suivre en voiture jusque chez ses beaux-parents : elle leur a téléphoné, ils habitent à 5 minutes de là, ont un sous-sol aménagé avec chambres et salle de bains. Ce sont des gens qui voyagent et ils seront ravis de nous accueillir...
Nous sommes scotchés par la gentillesse de cette jeune femme très souriante qui ne nous connait pas, mais qui a eu envie de nous aider.
Nous suivons Mélissa et arrivons bien vite dans un quartier résidentiel très arboré et agréable.
Elle nous laisse chez ses beaux-parents en nous disant qu'on est entre de bonnes mains. Nous ne savons pas encore à quel point elle dit vrai.

Nous voilà chez  Jacques et Lucie, qui nous accueillent comme si on avait réservé une chambre d'hôte. On sent tout de suite chez eux une bonté sans limite. La gentillesse des américains du nord nous suprend encore malgré toutes les magnifiques rencontres que l'on a déjà faites.
Nous nous installons donc dans 2 chambres, refusons de dormir dans les draps, ( on est très bien dans nos duvets), sortons donc nos sacs de couchage que nous installons sur les lits, et profitons de la salle de bain.
Lucie nous propose sa cuisine pour préparer notre diner, et la discussion démarre. Nous racontons qui nous sommes, le voyage, nos hôtes nous écoutent avec attention. Comme souvent, je raconte mes ennuis de santé qui ont transformés le cours du voyage. Mais nous sommes heureux d'être arrivés jusque là, et je crois que ça se sent.
 Le courant passe tout de suite, et à la fin du repas, nous nous sentons vraiment à l'aise. Impossible de faire notre vaisselle, Lucie lave et Jacques essuie avec un beau torchon tout blanc nos assiettes en plastique ! Elles brillent !

Le lendemain, une journée magnifique s'annonce, tant mieux, nous allons visiter la ville de Québec.
Nous prenons le bus pour nous rendre dans le centre. Colombe est sur mes genoux, les 3 autres pas bien loin de moi. Une dame âgée passe devant moi pour sortir du bus, me regarde, me sourit et me dit "vous êtes bien courageuse" ! Si elle savait d'où on vient...
Nous commençons notre promenade par le port et le marché couvert. On ne peut pas se tromper, nous sommes au Canada : les étals de sirop d'érable succèdent aux paniers petits et grands de bleuets. J'en profite pour résoudre une enigme personnelle : les bleuets sont-ils des myrtilles ? Et bien non. Quand on ouvre un bleuet en deux, le coeur a la couleur d'un grain de raisin vert avec des petits points. Et le gout n'est pas tout à fait le même. Pourtant, l'aspect extérieur est vraiment semblable. Mais il y a les bleuets sauvages, petits comme des myrtilles, et il y a les bleuets cultivés, beaucoup plus gros. La framboise aussi est cultivée, elle est donc moins rare qu'en France. Les canadiens la consomment facilement. 
Ce marché est donc un régal pour les yeux et pour les papilles. Nous goutons les vins, les canneberges séchées (baies sauvages semblables à l'églantine), les fruits rouges...

Puis nous montons dans la vieille ville. La, où que l'on soit, le fleuve Saint Laurent est visible, majestueux.
Les rues sont bondées de touristes, trop heureux comme nous que l'été se soit enfin décidé à arriver. La moindre placette est occupée par des artistes qui attirent la foule, montrent leurs talents et sortent leurs chapeaux pour qu'on y mette une pièce. Ils sont seuls ou à deux, et connaissent leur numéro sur le bout des doigts. Nous nous laissons prendre au jeu et restons de longs moments à regarder ces spectacles de rue, souvent de grande qualité.


Sur l'esplanade située juste au pied de l'imposant chateau, des hommes et femmes de la Marine sont en costume d'époque, et bientôt le spectacle commence.
Ils nous jouent la scene de l'entrainement du tir au fusil.Un immense drapeau tenu par un homme claque au vent, tandis que les courbettes du protocole sont accompagnées par des fifres. Tout le monde se bouche les oreilles quand ils tirent . Ils rejouent la scene ensuite en accéléré comme si l'ennemi était en face. A chaque fois, ils découpent avec leurs dents un petit sachet de poudre, crachent le bout de papier sur le sol, et le plancher est bientôt recouvert de petits papiers blancs. Le chargement des fusils est tout de même assez long et l'on espère pour leurs ancêtres que l'ennemi de l'autre côté du fleuve avait du matériel identique, ou au moins pas plus sophistiqué ...
En fin de journée, les terrasses des restaurants sont complètement bondées, et les files d'attente sont longues ! L'été est court, et il faut profiter des chaudes soirées d'été quand il y en a !
Nous rentrons tard chez Jacques et Lucie qui sont sortis mais qui nous ont laissés les clés.

Dans la nuit, je me réveille et sens que quelque chose ne va pas. Je réveille Fred qui réveille Jacques qui appelle le SAMU local. Je fais en fait une crise d'hyper-ventilation, mais ça je ne le saurai que plus tard, je n'ai jamais eu ça puisque avant ce voyage, je n'ai jamais eu aucun problème de santé, même pas l'opération de l'appendicite !
Les médecins du SAMU arrivent, me mettent sous oxygène,  puis m'examinent et m'embarquent. Fred suit en voiture, et on laisse les enfants à nos hôtes qui s'en occupent comme de leurs propres petits enfants. Dans l'ambulance, tout doucement, la crise passe. Mais je ne sais toujours pas ce qui m'est arrivé. Je suppose juste que je n'ai pas fait une autre embolie puisque je n'ai pas eu mal.
A l'hôpital, on me laisse sur un lit dans le couloir, sous les néons. Il est 4 heures du matin, et je resterai au même endroit pendant 14 heures.
Dans la matinée, vu mes antécédents, ils me font des examens aux poumons, puis ne s'occupent plus de moi de toute la journée. Les enfants passent me faire un petit coucou. Je reste agen, au cas où ils veuillent faire d'autres examens, attendant que le personnel soit un peu moins débordé pour avoir le verdict de ce qui m'est arrivé. Enfin, à 18 heures, le medecin prend 2 minutes pour venir me dire que j'ai fait une crise d'hyper ventilation. Mes poumons vont bien, mon sang est parfait, aucun problème pour prendre l'avion dans 10 jours, et je peux partir !
Fred vient me chercher, et m'annonce que Lucie et Jacques nous attendent avec un grand plat de lasagnes ! Nous passons acheter une tarte pour le dessert.
En arrivant devant la maison, nous voyons Lucie qui nous attend sur le trottoir avec les filles.
A ma descente de voiture, elle me sourit, ouvre ses bras et me serre contre elle, comme si j'étais sa propre fille. C'est tellement émouvant, tellement incroyable..., je n'ai pas de mot pour lui exprimer ma gratitude. Mais qu'elle sache que je n'oublierai jamais sa gentillesse.
Les enfants ont été à la piscine et au parc de jeux avec Fred aujourd'hui. Ils ont aussi dessiné de nombreux dessins pour moi et je suis bien gatée.
Nous passons une bonne soirée avec nos nouveaux amis et les enfants en pleine forme, heureux que l'on soit à nouveau tous réunis. C'est très chaleureux et ça fait chaud au coeur après ces nouvelles émotions !

 Il nous reste 6 jours pour rejoindre la maison de nos amis Dury près de Montréal. Nous avons les cartes pour que Fred et les 3 grands pédalent sur la voie verte. Nous rangeons tout notre bardas pour être prêts à partir le lendemain matin.

Le samedi 15 août, après de chaleureux aux-revoirs à Jacques et Lucie, nous reprenons la route. Il y a une piste cyclable pour sortir de la ville, et même pour passer le pont au-dessus du Saint Laurent.
Nous allons pendant quelques jours rouler vers le sud, légèrement vers l'ouest, puis bifurquer plein ouest.
Régulièrement avec Fred, nous regardons la carte et nous fixons des rendez-vous pour ne pas nous manquer. Pour l'instant, la piste longe à peu près la route, et nous retrouver n'est pas trop compliqué. 
Nous sommes rapidement en pleine campagne québecoise. Des champs, des vaches, des fermes, et beaucoup de fleurs le long des routes. C'est plat, facile, même si la piste est souvent en fin graviers. Les vélos se couvrent rapidement de poussière.
La voie verte est une ancienne voie de chemins de fer, et tout est fait pour le rappeler aux cyclistes : dans chaque village, l'ancienne gare est intacte, transformée en atelier de tissage, en salle d'exposition, en office de tourisme ou en salle de repos pour les cyclistes. A chaque fois, à l'extérieur, des tables à pique-nique à l'ombre, un point d'eau, et des panneaux d'informations sur la vie du village au temps du chemin de fer.

Le premier soir,à Dosquet, nous dinons sur une de ces tables et demandons à planter la tente dans le champ du voisin. Nos contacts se sont arrêtés là.
La route continue, le paysage change peu, on se croirait parfois en France. Les champs sont à taille humaine, des petits bosquets les bordent parfois. 
Dans une petite ville ou l'on s'arrête pour la pause gouter, des enfants jouent dans les fontaines : des tas de jets d'eau sortent du sol. Nos enfants sont vite en maillot de bain. Ils passent un long moment à courir et jouer avec les jets. Vu la chaleur, ça leur fait un bien fou ! Moi, je préfère la douche aménagée dans l'ancienne gare !
Nous sortons de la ville et demandons l'hospitalité à une maison où il y a un trampoline. Il doit bien y avoir des enfants !
Le propriétaire nous écoute et nous autorise à planter les tentes dans le jardin. Stéphane a 4 enfants. Sa femme, absente, travaille en maison de retraite. Les 2 derniers enfants ont l'âge de Maïlys et Colombe. La troupe saute sur le trampoline, les grands plantent la tente et Quentin demande à emprunter des livres.
Stéphane est mécanicien, il aide Frederic à changer la poignée de la porte avant de la voiture. Elle était tellement difficile à ouvrir qu'un jour, dans les Rocheuses, en s'enervant dessus, Fred l'avait arrachée ! Depuis, il fallait ouvrir la fenêtre pour ouvrir la porte de l'extérieur quand on était à l'intérieur... mais bientôt, la voiture sera vendue et il faut la remettre en état. Fred a trouvé une poignée dans une casse, et la met en place avec notre hôte, ça marche ! 

Au petit matin, Stéphane et sa femme sont déjà partis au boulot, et c'est la grande soeur de 13 ans qui gère la maison. Rapidement, la piste, de moins en moins plate, et la route principale ne se longent plus. L'autoroute s'en mêle, les pistes, (pour voitures) marquées en gris clair sur la carte sont parfois les routes les plus proches de la piste des vélos. Je cherche, fais des demi-tour, m'énerve sur le choix de la piste à prendre. Sont-ils déjà passés de l'autre côté de l'autoroute ? La piste n'y va pas, ... c'est un hasard si l'on se retrouve à un carrefour de nos chemins pour le gouter ! Il fait très chaud, l'équipe est crevée. Ces chemins de terre que je prends me permettent de voir une belle campagne, où, de ci de là, sont implantées de belles fermes anciennes en bois aux couleurs chatoyantes...  Pas trop le temps de les admirer, je cherche mes cyclistes !
En fin d'après-midi, les sportifs expriment le voeux de trouver une maison qui leur offrira un moyen quelconque pour se rafraichir et effacer un peu la fatigue. Sauna, jacuzzi, et masseuse serait beaucoup demander, mais au moins un tuyau d'arrosage !
Après avoir longé de nombreuses petites maisons aux terrains en pente, nous voilà devant un immense jardin plat, bordé d'arbres, avec en son milieu une maison et une haute haie. Ce serait bien dommage qu'avec une étendue d'herbe pareille, ils nous refusent de planter la tente !  Nous avançons dans l'allée et annonçons notre requête qui est tout de suite acceptée. 1 minute plus tard, la propriétaire nous dit qu'on peut aller se rafraichir dans la piscine ! On ne l'avait pas vue, cachée derrière la haie ! Mais le sourire est sur toutes les lèvres !
La piscine est magnifique. Il y a même sur la terrasse une table de jardin. On est à peine en maillots de bain que notre hôte nous apporte un immense plateau de crudités, sauces, et des jus de fruits frais ! On n'a plus qu'à faire griller nos saucisses ! Les cyclistes ont pédalé plus de 70 km aujourd'hui, mais la fatigue est bien vite oubliée et les enfants s'en donnent à coeur joie dans l'eau.
Un peu plus tard, nous faisons la connaissance de Léonard, le mari, qui revient du golf. Lui, sa femme, et la famille présente sont très intéressés par le récit de voyage que leur fait Fred. Pendant qu'il discute, je fais défiler la troupe dans la salle de bains pour le lavage des dents, et au lit ! Enfin, "au duvet" !

Le mardi 9, piscine et petit-déj avant de démarrer le vélo. Fred part avant moi avec les 3 grands. Premier rendez-vous, le parc Saint François de Sherbrook, non loin de là. Moi, je reste un peu afin d'avancer le blog avant de partir. Fred me dit : "RDV vers 11h30"
Et ce qui pouvait arriver arrive : on s'est cherchés ...toute la journée... !

Quand j'arrive au parc Saint François de Sherbrook, l'heure du rendez-vous est passée, et il n'y a personne. J'avance donc, pensant qu'ils ont continué. En fait, Fred n'y est pas encore.
 Et aujourd'hui, la piste ne longe pas du tout la route, dur dur pour les retrouver. J'essaie d'évaluer où ils peuvent être, m'arrête, demande à des cyclistes sur la piste s'ils n'ont pas croisé un tandem, un papa et 3 enfants. Enfin, vers midi, un couple me dit "oui, on les a vus ! " Ils sont donc entre ce parking et le prochain village,  North Hatley. Ouf, je reprends espoir de les retrouver. Malheureusement, l'info est fausse, ce n'était pas eux. Je continue à penser qu'ils avancent alors qu'en fait, ils m'attendent derrière. Je tourne en voiture encore et encore dans ce joli petit village en bord de lac. Combien ai-je fait de demis tours dans cette journée maudite ? je ne les ai pas comptés, mais un certain nombre.
Je continue à avancer, prends une piste pour recroiser la piste cyclable. Je finis par m'arrêter à une maison pour demander à appeler nos amis de Montréal. C'est notre seul lien puisque nos téléphones achetés aux US ne marchent pas ici. Je laisse un message à Michèle, fixe rendez-vous à Fred  dans le secteur où il voulait arriver ce soir. Mais il avait sous estimé le parcours et il leur faudra en fait la journée du lendemain pour pédaler jusque là ! Je fais aussi un mail à Fred sur notre propre boite e-mails. Je repars avec 2 muffins aux bleuets. La dame me dit de mettre ça dans la bouche de Fred s'il s'énerve quand on se retrouvera ! 
Heureusement, Colombe est toujours aussi sage et supporte ces heures de voiture sans broncher, et presque sans manger, je ne prends même pas le temps de faire une pause déjeuner. Quelques biscuits font l'affaire pour nous deux. Bien-sûr, c'est moi qui ai le pique-nique, les cyclistes n'ont rien à manger. Heureusement, Fred a de l'argent. Dans l'après-midi, l'orage éclate, il pleut fort, c'est la cerise sur le gâteau ! Mais où sont-ils ?

 La journée se passe ainsi, à réfléchir, tourner et tourner encore,me pencher sur les cartes, chercher les carrefours entre nos 2 routes. Ont-ils pris le bout de piste dans la montagne ? Ont-ils pris la route ? Je connais Fred, il avait dit la veille : "si t'es pas là j'avance ", et je suis sure qu'il avance !
Mais je me trompe, il est bien loin derrière. En fait, ils sont arrivés 1 heure plus tard au RDV du parc, et comme nous n'avions aucun autre point de repère pour se retrouver, Fred a décidé d'attendre que je revienne en arrière ! Au bout de 3h, Fred va dans la librairie en face du parc et demande à pouvoir téléphoner. Il appelle la police, l'hopital, puis recherche le numéro de téléphone de nos hôtes de la veille (pas facile sans leur nom de famille !), mais tout ça sans résultat. En dernier recours, Fred appelle Michèle de Montréal et apprend le message de Marie. Comme le nouveau RDV est trop loin, il en fixe un plus proche à Deauville (au bord du lac ici, pas au bord de la mer ! à 25 kms) et ils reprennent les vélos pour sortir de Sherbrook. Pas de chance, l'orage leur tombe dessus et ils doivent attendre que la pluie se calme.
Je finis par rouler jusqu'à mon point de rendez-vous fixé par l'intermédiaire de Michèle. Il n'y a personne bien-sûr, et je rappelle notre amie. Il est 20 heures quand même et je n'en peux plus nerveusement. Michèle me fait pousser un soupir de soulagement " je sais où est ton mari !" Il m'attend à la stations Esso de Deauville depuis 17 h30.
Il me faut 45 minutes de route encore, en marche arrière pour les retrouver.
Il est 21  heures passées quand je retrouve enfin mes petits chéris et leur Papa. Je vous passe les retrouvailles, un peu énervé le papa ! Et moi, vidée.

 Esso fait face à 2 friteries, mais les enfants n'ont eu que les restes du pique-nique du midi pour le diner et ont faim. Je décide de traverser la route avec eux pour qu'on se paie une frite. Ca fait du bien dans ce genre de situation ! Mais dans ce pays où l'on dîne tôt, c'est déjà fermé à 21 heures !
Il fait nuit noire quand nous nous rendons à un parc de jeux repéré par Fred où nous comptons planter la tente. A peine avons-nous déballé les tentes qu'un gardien se pointe. Bon, il tolère notre présence, mais on ne l'a pas vu au cas où la police ou l'autre gardien fasse son tour ! On s'en fout, on est tellement crevés, énervés, qu'elle peut bien venir la police, on est prêts à tout ! Une petite pluie fine nous tient compagnie pendant qu'on monte les tentes et grignote (encore) quelques biscuits qui feront office de dîner. Aucune envie de sortir la batterie de cuisine, le réchaud et les pâtes à cette heure avancée !
Juste dormir et passer à la journée suivante !  

La nuit se passe sans encombre, et pendant le petit-déj, ce sont des engins de chantier qui nous tiennent compagnie.
Depuis hier, les cyclistes ont quitté l'ancienne voie de chemin de fer, et désormais, le tronçon de piste emprunté se nomme "la montagnarde".
La route à prendre aujourd'hui, je l'ai faite 4 fois hier, j'ai tout repéré : les carrefours piste cyclable et route, les côtes, le coin pour pique-niquer... !
Aujourd'hui, c'est plus simple pour suivre les vélos. Aucune envie de revivre la journée d'hier !
Premier rendez-vous au bord du lac Memphrémagog, à Magog, à l'office du tourisme où passe la piste cyclable.
J'arrive la première évidemment, gare mon camion en évidence (de toutes façons, vu sa taille, impossible de le rater, il dépasse toutes les voitures classiques ! ) et je prends un peu de temps avec Colombe pour marcher le long de la piste qui longe le lac. Après la tension d'hier, quel bonheur de marcher, respirer, admirer le lac qui brille au soleil, laisser Colombe jouer dans le sable, tout en surveillant les cyclistes qui passent !
Ouf, les voilà !
Plus loin, la piste cyclable fait un détour par le petit parc national du Mont Orford. J'y suis passée hier, ça monte très fort ! Il y a même des pistes de ski avec  télésièges !  Le paysage n'offre aucun intérêt particulier. Les cyclistes empruntent donc la route 112 pour un temps, et je les suis de près. Longue pause déjeuner au bord du petit lac d'argent. On squatte une table avec bancs. Plusieurs hommes sont occupés à poncer, réparer, repeindre les autre tables. Pendant que Fred, crevé, se paie une petite sieste allongé dans la voiture, je papote avec les gars sympas, et les filles se mettent à bricoler avec eux. Juliette emprunte la grosse lame montée sur un manche, et gratte la planche pour en oter la vieille peinture. Je trouve cet outil super pratique, les hommes qui en ont deux, m'en offrent un ! Les filles fabriquent des affiches "peinture fraiche" que les ouvriers scotchent sur les tables refaites.
Aujourd'hui, normalement, nos amis Dury qui n'habitent pas si loin que ça doivent faire un bout de route dans notre direction en voiture, puis pédaler vers nous, nous retrouver, et pédaler avec nous dans notre sens.
C'est ce qu'ils font, mais ne nous voyant pas et n'arrêtant pas de crever leurs pneus, ils ont fait demi-tour avant de nous retrouver.

Je sors Fred de son sommeil, il est tard il faut y aller ! 
Peu de temps après la reprise, retour sur "la montagnarde"qui est une piste pour voitures et vélos. On guette les Dury, en vain. Nous ne le saurons que plus tard, en fait, ils ne sont pas loin devant nous.
Après une belle descente, voilà une montée vraiment costaud, sans bitume ! Quentin grimpe toujours en tête, Fred n'en peut plus ! Chaque jour, il trouve le tandem un peu plus lourd ! Il pédale dessus avec Juliette qui réclamait depuis longtemps de l'essayer ! Depuis le pique-nique du midi, son vélo et Maïlys sont dans la voiture. Juliette est plus costaud que cette dernière pour aider Fred dans les montées. Mais dans la côte suivante qui nous rappelle celles du Mexique tellement elle est raide, Fred s'accroche à la poignée de la voiture pendant que je roule tout doucement. C'est inédit pour Juliette et ça lui plait beaucoup ! On espère juste que Quentin, à 20 mètres devant, ne va pas se retourner et crier à l'injustice  !   
Nous dépassons la ville de Waterloo, et les cyclistes retrouvent une vraie piste cyclable, avec un enrobé tout neuf , au milieu des arbres ! Ils croisent des cyclistes, piétons et roller shaters.

Je prends moi la 241 sur quelques kilomètres et rejoint vite le carrefour convenu pour nous retrouver. Nous sommes en pleine campagne, et en attendant Fred, j'ai l'idée de chercher le jardin qui pourrait nous accueillir ce soir pour notre dernière nuit de voyage. Demain, nous arriverons chez Michèle et Pierre Dury à l'est de Montréal.
Et pour le dernier soir, on veut une soirée sympa bien-sûr, pour finir en beauté !

Ca commence mal : 
Je m'avance dans l'allée d'une belle maison, et aperçois Madame en maillot de bain dans sa chaise longue posée dans un magnifique gazon. A ma vue, elle noue son paréo et vient vers moi. Elle est bien surprise par mon explication, me dit qu'elle ne sait pas si son mari serait d'accord...justement voilà son mari dans sa superbe décapotable. Il me jette à peine un regard. Sa femme commence à m'expliquer comment rejoindre le camping le plus proche. Ce serait plus pratique pour nous me dit-elle, on aurait des sanitaires...
OK, elle a rien compris, aucune envie d'insister ! Si les gens n'ont pas envie, on préfère aller voir plus loin, ce qu'on cherche, c'est le contact sympathique, et bien-sur, on comprend que certaines personnes ne souhaitent pas accueillir des inconnus.
Vu sa réponse, je ne vais pas frapper aux portes voisines, avec mon camion bruyant, ce ne serait pas très discret. Je me dirige dans la direction opposée vers les prés. Il y a de beaux chevaux, et des maisons en contrebas. Mais j'ai beau chercher, faire encore une série de demi-tours, je ne trouve pas le chemin qui mène aux ranches ! Zut !
Je retourne à la piste cyclable, Fred n'est pas encore arrivé. Je prends donc une autre direction et tourne sur une piste qui mène à une sorte de lotissement version canadienne : les maisons sont noyées dans une forêt d'arbres immenses. Certaines parcelles de la forêt ont juste étaient défrichées pour y implanter ces maisons.
Avec les filles, nous frappons à 3 maisons où personne ne répond.
Je n'arrive pas à le croire, c'est le dernier soir qu'on va avoir le plus de mal à trouver une maison, après tout ce voyage !

Enfin, j'aperçois un monsieur qui bricole dans son garage, et il y a juste la place qu'il faut pour nos tentes au milieu des arbres. Le monsieur m'écoute surpris, puis fini par me dire "ben oui, si vous voulez camper, vous pouvez camper. "
Ouf ! Je retourne à  la piste et les cyclistes sont arrivés. Fred explore le coin : il y a tout ce qu'il faut si on voulait dormir là : herbe douce, tables... c'est un relais pour cyclistes. Mais je suis heureuse de lui annoncer que j'ai trouvé un jardin.
En arrivant  chez le monsieur, changement de programme. Madame est là, et elle a rappelé à son mari que demain matin, ils se lèvent tôt pour aller au boulot. En fait, ça la gêne de nous laisser dans son jardin après qu'ils soit partis au travail. Tout est à recommencer ! Elle accepte quand même que nous appelions nos amis qui nous expliquent qu'ils sont bien venus pédaler, sans nous croiser. Notre pause déjeuner a été trop longue, dommage.
Cette dame à son tour nous parle du camping situé à 5 km. On lui raconte alors les magnifiques rencontres faites au cours du voyage. Aucune envie de se retrouver dans un camping ce soir !
Nous repartons vers... la maison d'en face. Le couple est installé dans son salon de jardin et vient vers nous. C'est Fred qui leur parle, et enfin on a un vrai oui bien sympathique !
Effectivement, on n'a jamais frappé à autant de portes avant d'avoir une réponse positive !
Le jardin est cerné par les bois, et l'humidité tombe très vite. Nous montons rapidement notre tente. Les grands qui ont découvert ce midi que les dossiers de la voiture s'inclinaient beaucoup décident de passer leur dernière nuit d'itinérance sur les 2 sièges avant de la voiture ! Pas de montage de tente pour eux !
Nos hôtes sont charmants et nous invitent à entrer dans la maison. Madame sort des grandes serviettes et nous ouvre les 2 salles de bain.
Pendant que le repas chauffe, nous discutons, et disons notre émotion d'être à la veille de la fin de notre aventure si remplie. Demain, chez les Dury, c'est tout le confort d'une maison d'amis qui nous attend, et les affaires de camping resteront dans les sacs.
Nous passons une soirée bien agréable. 

Le lendemain matin, le couple part au travail juste après qu'on ait émergé de la tente. Juste le temps de dire merci, et au revoir. Ils n'ont pas de crainte de nous laisser dans leur jardin.
Le soleil est au rendez-vous, mais la tente est trempée tellement il y a eu d'humidité. Le temps du petit-déj suffit à faire tout sécher.
Voilà, les duvets, matelas sont pliés et ils ne ressortiront pas de leur housse avant la France.
Les grands ont bien dormi dans la voiture, pas de mal de dos, ils sont en forme pour pédaler pour la dernière étape.

Les cyclistes prennent la piste, et moi la route. Rendez-vous à Granby. Les travaux et les routes barrées me font faire des détours et le stress revient : surtout, ne pas rater le rendez-vous !
Nous arrivons en même temps dans la ville au bord du lac Boivin. Il y a là énormément de cyclistes : familles avec charrette, sportifs... le beau temps fait sortir les gens !
Je quitte la ville par une longue zone commerciale qui n'en finit pas, puis longe la piste et aperçois la troupe. Désormais, leur voie se nomme "la campagnarde". La route plate traverse des champs, et de nombreux maraichers vendent leurs produits le long de la route, dans des petites installations, ou dans des boutiques en dur.

Pour le dernier pique-nique, nous nous retrouvons à l'aire réservée aux cyclistes, à Saint Césaire.
Frédéric apporte son compteur le sourire aux lèvres : Il affiche 3007 kilomètres ! La barre des 3000 que Fred espérait tant franchir est atteinte, le dernier jour !
Avant le départ de France, on avait tablé sur 4500 km environ. Mes problèmes de santé puis le mal de genou de Fred nous ont obligé à modifier le programme. Quand c'est la santé qui est en jeu, on n'a pas le choix ! Mais ça n'empêche pas d'avoir une petite déception !

Pour la dernière occasion, nous ne dérogeons pas à la règle : nous nous sommes toujours payés une glace tous les 500 kilomètres franchis à vélo (si on l'avait fait pour les kilomètres parcourus en voiture, on aurait fait une indigestion ! )
J'emmène les enfants à l'épicerie qui au québec se nomme "dépanneur". Partout il y a des dépanneurs ! Et celle-ci a bien un congélateur rempli de glaces où les enfants trouvent leur bonheur.
Encore quelques kilomètres, et nous voilà à Sainte-Angèle. Une petite pluie fine nous souhaite la bienvenue ! Nous traversons le village et trouvons facilement la maison de nos amis québecois.  Nous pénétrons dans le jardin, salués par  les enfants Dury, ( les parents sont absents ).
Je descends du camion, les cyclistes mettent leur vélo sur béquille.

Et voilà, c'est fini, on est tout chose d'être là... on se regarde tous un peu perdus ! Colombe a du comprendre quelque chose de la situation, car elle se cache le visage dans les mains et ne veut pas descendre de la voiture. Avec le temps, on a compris que notre camion est un peu devenu sa maison, le point de repère fixe dans cette vie de nomade. Elle a toujours aimé y être, réclamant parfois d'y retourner en fin de journée alors qu'elle y avait passé des heures !
Notre état second dure 5 minutes, puis on reprend nos esprits et nous secouons ! On a encore quelques jours pour profiter du Canada et des canadiens !
Michèle arrive bientôt et nous accueille avec son sourire qui la quitte rarement.
Les enfants découvrent le jardin bordé par les pâturages des vaches des Dury. Il y a aussi le poulailler, pour lequel Quentin se découvre une fibre de chercheurs d'oeufs (il ira plusieurs fois par jour pendant notre séjour ! )

Les 11 personnes qui constituent cette famille étonnante sont les rois de la débrouille, et ils méritent que je parle un peu d'eux : 
une boulangerie bio leur donne le pain de la veille, un maraicher leur donne tous les samedis des cartons de fruits et légumes jugés trop vieux pour être vendus ... les vaches dans le pré sont des vaches à viande qu'ils revendront ou mangeront l'hiver prochain. Et pendant notre séjour, 3 cochons viennent habiter la grange dans le but un jour d'être au frais dans le congélateur.
Danièle, 11 ans, rêve d'avoir un cheval. Il y a l'écurie et le pré pour l'accueillir. Avec l'accord de ses parents, pendant qu'on est là, elle fait des recherches sur internet, et trouve une dame qui cherche un pré pour mettre son poney et sa jument en pension gratuitement, en échange de laisser les propriétaires du terrain les choyer et les monter. Les 2 animaux arrivent peu après notre départ et Danièle est aux anges.
Tous les enfants sont acteurs de cinéma ou de publicité. Certains garçons ont même jouer avec Gérard Depardieu dans le film "la nouvelle France" (ou la vieille France, je ne sais plus !),  et dans le film franco-quebecois "Marie-Antoinette" où les 3 plus jeunes frères jouent le dauphin à différents âges.
C'est avec ses cachets que chaque enfant s'est payé son vélo et son billet d'avion pour aller pédaler en juillet du côté de Vancouver.
Pour cette famille, tout est simple, tout problème a une solution. Et tout est toujours réglé sans jamais que le ton monte ( du moins pendant notre séjour ! )
Quand on rencontre ce genre de famille, plus rien ne semble insurmontable !

Nous avons 4 jours à passer chez nos amis. Et pas le temps de nous ennuyer.
Frédéric vide et astique la voiture qui brille ensuite comme un sou neuf. Ca fait bien drôle de la voir si vide ! Il se rend ensuite dans des garages pour faire évaluer la voiture et chercher un acheteur. Finalement, elle restera dans le jardin en bord de route jusqu'à ce qu'elle trouve un intéressé.
Nous faisons les sacs pour l'avion. Il faut faire preuve d'ingéniosité pour que le nombre de bagages et de kilos par personne soit respecté ! Les vélos, les canoës, les gilets de sauvetage, les pagaies, le matériel de camping, tout, nous remportons tout ! (sauf la glacière qui nous avait été donnée avec la voiture !) Les grands fils Dury et Pierre le papa sont d'une efficacité redoutable pour démonter un peu les vélos et tout plastifier et protéger en un temps record. Nous comptons et nous pesons encore et encore le nombre de paquets, 12 pour 6 personnes plus les bagages à main, c'est bon !

Nous prenons une journée pour aller visiter Montréal. Nous avons un souvenir tellement plaisant de Québec que nous sommes un peu déçus. Un petit tour dans le quartier chinois nous offre un drôle de dépaysement après 6 mois d'Amérique et juste avant de rentrer en France !

Nous allons aussi au fort Chambly, construit au bord de la rivière Richelieu. Il y a des animations particulières pour fêter les 400 ans du fort. Un camp de tentes est monté, et des gens en costume d'époque s'y baladent. Il y a aussi des petits sketchs illustrant la vie d'antan. Et des tirs au canon bien-sûr ! 
Balade le long du canal où il y a 5 écluses à la suite.
 









Nous occupons 2 soirées à visionner 2 films où ont joué les enfants Dury, et même les parents en tant que figurants ! Le cinéma, c'est une histoire de famille ! 
De vivre dans une maison nous remet tout doucement dans le bain de ce qui nous attend au retour.

Et puis, le lundi 24 août finit par arriver, c'est le jour du grand départ. Encore une partie de cache-cache entre enfants jusqu'à la dernière minute, puis les au-revoir !







La camionnette de Michèle est chargée, en route ! A l'aéroport, en lui disant au revoir, nous quittons la dernière personne qui nous relie à cette terre...

Nous arrivons les premiers à l'embarquement, l'hôtesse est toute disposée à s'occuper de nos paquets un peu particuliers, émerveillée par le récit du voyage ! Et hop, pas de surcoût pour les bagages qui dépassent les 23 kg autorisés ! Les collis sont presque tous hors gabaris et il faut les emmener à un autre guichet pour fouille manuelle. Il faut ouvrir un peu les sacoches guidon qui sont enveloppés et ouvrir la charette qui s'est transformée en vrai malle. Mais la douanière est très sympa et en veut à son chef de nous avoir imposé ce déballage , alors elle nous aide à tout rescotcher.
Finalement, avec patiente et sourire, tout passe sans encombre. Nous abandonnons juste le tube de pommade anti-inflammatoire qui ne servira plus aux genoux de Fred.

Pendant qu'on  règle l'enregistrement, Quentin fait un mini-reportage à la famille derrière nous qui a 2 garçons de son âge. Je vois dans son visage un peu de fierté de raconter les 6 mois qu'il vient de vivre !
Nous voilà prêts à embarquer, et nous savons que de l'autre côté de l'Atlantique, nos 4 parents meurent d'impatience de nous retrouver. Ils seront à l'arrivée à Paris.

6 heures de vol et 2 heures de sommeil plus tard, nous arrivons au petit matin à Orly. A peine suis-je sortie de l'avion qu'une jeune femme que je ne reconnais pas m'accoste dans le couloir et me dit : "vous êtes bien de Saint-Marcel ? " !!!
Alors que j'étais encore dans les nuages canadiens, cette question est comme une douche froide qui me ramène sur terre ! Elle m'aurait dit : " arrête de rêver ma petite, ça y est tu es sur le sol français ", ça m'aurait fait le même effet ! Cette femme qui arrive aussi de Montréal  est du même village que nous, et elle, m'a reconnue.

Quand les 4 chariots sont chargés des sacs, des cartons, de la charrette et des vélos, nous avançons vers la sortie. Quentin qui pousse un chargement est le premier, trop pressé de voir ses grands-parents !

Ils sont là, avec une grande banderolle cousue main où il y a un grand "bravo" brodé façon patchwork, et un grand panneau avec une photo de nous pendant le voyage et deux  inscriptions : "we are proud of you ! " ( nous sommes fiers de vous ) et " Welcome to Petite Plume and her family " ( bienvenue à Petite Plume ( Colombe ) et à sa famille ).

Comme à l'arrivée à Montréal dans le jardin des Dury, on reste tout chose pendant 3 minutes, regardant nos parents dont le sourire fait chaud au coeur, faire des photos et nous crier des " bravos !" Puis, nous finissons d'atterrir dans leurs bras, que d'émotion !

2 jours plus tard, en arrivant chez nous, ce sont des amis qui nous accueillent avec une immense banderolle " bravo les Lacheray, bienvenue chez vous ! ", l'apéro, un brownie et de la Clairette de Die !
Ils ont carrément préparé des médailles en carton peint, et très sérieusement, Axelle fait la remise des trophées en gratifiant chacun de tous les efforts faits pendant le voyage. Des voisins nous ont laissé sur la table du jardin un délicieux gateau au chocolat avec un gentil petit mot.
C'est bon l'amitié !






Et même si, à cet instant, nous avons encore l'esprit qui vagabonde dans les grands espaces américains, c'est bon de se retrouver chez soi !

Publié dans Carnet de bord Canada

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P
J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter. <br /> Cordialement
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L
<br /> Bravo!!!!<br /> Quelle belle famille et quelle belle aventure.<br /> Cela pourrait bien me donner des idées.<br /> Marie, je suis admirative de ton courage.<br /> Je vous embrasse.<br /> A bientôt.<br /> Isabelle LAROCHE<br /> <br /> <br />
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I
Bravo !<br /> Vous avez réussi votre grand pari !<br /> C'est avec joie, émotion et envie que je suivi régulièrement votre parcours !<br /> Belle aventure!<br /> A quand un débriefing public de cette aventure à St Marcel?
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I
je viens de lire le dernier article de votre voyage. Et très émue, je tiens à vous féliciter et à vous dire un grand BRAVO pour cette belle aventure. C'était très plaisant de lire régulièrement le journal de votre long périple. Quel talent, Marie....On a vraiment eu l'impression de vivre cette aventure avec vous.... encore MERCI et BRAVO!!!!!
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A
Bonsoir a tous les 6, nous avons tout le temps lu avec beaucoup de plaisir vos aventures, vécu vos rencontres et visionné vos photos.<br /> Et voilà que c'est fini !<br /> Encore un grand merci a vous 6 et un grand bravo pour cette belle aventure.<br /> A bientôt <br /> Alain et Odile a Valence
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F
<br /> Merci pour vos fidèles commentaires<br /> <br /> A bientôt<br /> <br /> <br />